Localisation italienne

Ce document fournit les informations nécessaires au contexte de mise en œuvre des principales Localisations italiennes . Il est destiné aux utilisateurs déjà familiarisés avec les modules Finances et/ou Commerce d’ACE.

Pour mémoire, la notion de localisation d’un progiciel recouvre en général 2 aspects :

Nous ne nous attacherons ici seulement qu’au 1er aspect évoqué.

Rappel fonctionnel : La pratique comptable italienne, telle que nous l’avons appréhendée, se caractérise par une grande souplesse au niveau de l’alimentation de la comptabilité (qui peuvent paraître anachroniques à un comptable français), assortie de quelques règles de gestion plus contraignantes.

A noter : le présent document ne prétend pas traiter de façon exhaustive de tous les usages et aspects réglementaires ou fiscaux de la comptabilité italienne. Il se base principalement sur des fonctionnalités souhaitées ou demandées par nos clients et partenaires locaux.

Avant-propos

Chronologiquement, nous allons aborder la problématique selon 2 thèmes :

A ) La saisie de données, qu’elles soient liées au paramétrage ou opérationnelles :

1) Principe de numérotation des écritures : chronologie par date.

2) Modification paramétrable des écritures intégrées.

3) Gestion des arrondis de TVA dans la saisie d’écritures et « correction » d’un mouvement de TVA.

4) Gestion des mouvements de prorata de TVA.

5) Utilisation des « articles fiscaux »

6) Calcul s’une TVA collectée sur Article Gratuit

7) Vérification de la cohérence des coordonnées bancaires (ABI-C AB)

8) Intégration des écritures provisoires

9) N° identifiant TVA : Contrôle d’unicité, de structure et critère de recherche d’un tiers Recherche interactive sur le numéro d’identifiant TVA

B) Les éditions de documents, qu’elles soient quotidiennes, mensuelles ou annuelles.

1) Edition des journaux d’achats/ventes préparatoires à la déclaration de TVA.

2) Edition de l’état préparatoire à la déclaration de TVA

3) Edition du journal général.

4) Gestion des auto-factures de vente.

5) Edition de préparation à la Déclaration INTRASTAT

C) Les retenues à la source, sur honoraires divers.

1) Liste préparatoire des retenues à payer.

2) Edition et paiement des retenues

3) Attestation de paiement des retenues.

4) Annexe : liste des maquettes utilisées pour les R.A.S.

La saisie de Données

Principe de numérotation des ecritures

Le « protocole » est un numéro d’enregistrement chronologique affecté aux écritures. Il démarre à « 1 » en début d’année civile, indépendamment des dates de début et de fin des exercices comptables.

En principe, trois distributeurs de numéros de protocole doivent être définis :
  • Un par journal d’achats,
  • Un par journal de ventes,
  • Un pour les autres journaux (banques, caisses, EAR , EAP , OD , ...).

Pour les achats et les ventes, le numéro de protocole doit être strictement chronologique. Un numéro de protocole affecté à une écriture comptabilisée à une date donnée ne peut en aucun cas être inférieur au numéro de protocole d’une écriture enregistrée à une date antérieure. Cette chronologie doit être contrôlée lors de la saisie.

Autrement dit, le défilement entre la date comptable et le numéro de référence (identifiant ) de l’écriture doit être homogène.

Exemple : Si l’écriture n°10 a une date comptable du 30/06, l’écriture n°11 ne peut pas avoir une date comptable du 29/06.

Donc, un champ existe depuis la version 4.0.0 dans la fonction P_1ENV / Distributeur, où l’on précise :

Chronologie par date : O ou N pour la nature associée à ce distributeur.

Les distributeurs de numéro de pièce dans ACE FINANCE sont très proches de la notion de « protocole ». Le numéro de protocole revenant à « 1 » en début d’année civile, le masque du distributeur doit indiquer l’année civile, ceci afin d’éviter des numéros en double à chaque nouvel exercice. Par ailleurs, pour différencier les distributeurs de protocole ci-dessus, il sera utile d’intégrer dans le masque un code origine représentant la catégorie de journaux.

Modification paramétrable des écritures intégrées

Contexte fonctionnel : seules 2 contraintes légales limitent la possibilité de modifier les éléments d’une écriture comptable en Italie ; ce sont :

1) l’édition de la déclaration de TVA (qui peut être mensuelle ou trimestrielle, suivant l’importance de la société)

2) l’édition des journaux avec « BOLLATO » (notion d’estampillage de documents officiels).

La déclaration de TVA fixe un certain nombre d’informations : le guide de TVA (taux, article fiscal), le montant de TVA et par conséquent l’assiette, ainsi que le tiers, mais pas le compte dit « de contrepartie » (charge ou produit).

Par exemple, on peut imaginer d’éclater sur plusieurs comptes un montant HT ou de regrouper les montants de plusieurs comptes sur un seul, mais avec le même guide de TVA.

Dans les faits, la pratique consiste davantage à modifier ou à supprimer des mouvements d’écriture, plutôt qu’à supprimer des écritures entières.

Le paramètre P_MECR a donc été créé depuis la version 4.1.0 ; il doit être positionné sur une fonction de saisie s’appuyant sur P_2SAI.exe ou P_SAI.exe.

Il permet de modifier dans une certaine mesure des écritures comptables intégrées, en fonction de 2 notions : lettrage ou couche concernée.

Le A1 : détermine si la modification d’une écriture comptable intégrée dont aucun mouvement n’est lettré est possible.

O pour pouvoir modifier

N pour l’interdire.

NB : si le mouvement d’une pièce est lettré, il conviendra de le « délettrer » avant de le modifier.

Le A2 : détermine si la modification d’une écriture dont un ou plusieurs mouvements sont lettrés est possible.

O permet d’annuler le lettrage des mouvements lettrés du « lot de lettrage » et de procéder aux modifications.

N interdit ce type de modification.

Le A3 : détermine si l’on autorise ou non la modification des écritures dont la TVA a déjà été déclarée.

O : on autorise cette modification ;

N : on interdit cette modification ;

Autrement dit, ce critère permet de « verrouiller » les écritures ayant déjà fait l’objet d’une déclaration de TVA.

N1 & N2 & N3 : ces 3 zones (facultatives) servent à préciser de façon limitative chacune des couches comptables concernées par ces modifications. Par défaut (si l’on ne renseigne rien), toutes les couches sont modifiables.

Exemple : si N1 = 1, seule la couche 1 est modifiable.

Limites de la fonctionnalité : elles sont liées au cœur du produit ; parmi tous les mouvements d’une écriture, le 1er mouvement (dit « mouvement 100 » dans ACE FINANCE) qui porte le TTC ne peut être supprimé. Si l’on veut le modifier, il conviendra d’annuler l’écriture et de recommencer.

D’autre part, la modification d’un mouvement de TVA (qui provient du mouvement HT) passe par une modification de ce mouvement HT.

De plus, la modification du compte sur un mouvement HT implique aujourd’hui de supprimer le mouvement entier.

Enfin, il est prévu, à l’avenir de pouvoir modifier le tiers sur le mouvement de TTC.

Gestion des arrondis et correction d’un mouvement de TVA

Gestion des arrondis

Certaines devises, dont notamment la lire italienne, n’ont pas de décimale ; la valeur intrinsèque de la monnaie étant déjà trop faible. Dans les calculs réalisés, (et notamment les calculs de TVA), les éventuelles décimales doivent donc être neutralisées. C’est le rôle du paramètre TVAARR (créé en version 4.1.1), qui selon son paramétrage, fixe les règles d’arrondi à appliquer.

Le A1 : uniquement dans le cas de l’Italie, c’est ici que l’on précise le code de la devise, qui va faire l’objet de l’arrondi (Ex : ITL)

Le N1 : pour l’Italie, il peut prendre 2 valeurs :

2 = l’arrondi pratiqué sur la TVA dépend du sens de la transaction : pour les factures, arrondi à l’unité supérieure ; pour les avoirs, arrondi à l’unité inférieure ;

3 = l’arrondi pratiqué sur la TVA est le même pour les factures et les avoirs : arrondi à l’unité supérieure.

Pour mémoire, ce paramètre détermine un mode de calcul d’arrondi d’un mouvement de TVA ;

toutefois, la fonction GDEM permet de définir un masque de saisie et de visualisation des montants dans une devise donnée ; par exemple : lire italienne (ITL), 10 (partie entière sur 10 numériques), 0 (pas de décimales)

Correction d’un mouvement de tva sur achat

En gestion commerciale, en comparant la saisie détaillée des postes d’une facture d’achat et le montant global de la facture, il peut apparaître un écart d’arrondi, notamment au niveau du montant du mouvement de TVA.

Il existe un paramètre baptisé CTRFAC , qui permet, si le A2 est égal à G , de compléter le mouvement de TVA de l’éventuel écart constaté entre la TVA calculée au niveau des lignes de factures et la TVA de référence saisie en en-tête de facture.

Ce complément s’inscrit bien sûr dans une fourchette définie dans le N1 ; par exemple :

pour une fourchette de 0.5 %, saisir 50 ;

pour une fourchette de 1 %, saisir 100 ;

Gestion des mouvements de pro-rata de tva

Dans le cas où une société peut déduire la TVA, mais uniquement sur une partie de son activité, il conviendra de gérer un pro-rata de déduction. Dans ACE FINANCE, ce dernier est indiqué dans le guide de TVA défini dans la fonction P_1ENV / Guide.

En Italie, dans ce cas de figure, il conviendra de réinjecter la part non déductible du mouvement de TVA sous forme d’un mouvement sur le même compte de HT que celui qui supporte l’assiette de TVA.

Pour ce faire, il faudra mentionner sur le guide de TVA concerné le code « 1 » dans le champ « type de gestion TVA ».

D’autre part, en gestion commerciale, il existe un paramètre baptisé TVADED (actif depuis la version 4.1.3, mais patché en version 4.1.1) ; ce paramètre permet un même comportement que celui décrit ci-dessus, pour autant que le N1 soit égal à « 0 », ou ne soit pas renseigné.

Si le N2 est égal à « 1 », cela permet d’obtenir le même comportement que précédemment, même quand le % de déductibilité de la TVA est nul ; on aura alors 2 mouvements sur le même compte HT considéré, l’un avec l’assiette HT et l’autre avec l’ « équivalent TVA » .

Voir les exemples dans la documentation du paramètre.

Utilisation des articles fiscaux

L’enregistrement de la TVA (IVA en Italie) s’appuie sur :
  • Le guide comptable (modifiable lors de la saisie),
  • Le taux d’IVA (modifiable lors de la saisie),
  • Le montant d’IVA calculé et proposé automatiquement (modifiable lors de la saisie).

Le guide comptable de type 2 revêt en plus une importance particulière pour l’IVA. Il permet d’indiquer le « code article fiscal » (au sens article du code de fiscalité italien) justifiant l’exonération fiscale . En effet, en Italie, certaines opérations commerciales font l’objet d’une exonération de TVA, selon un article fiscal issu du code fiscal italien Ce code est utilisé pour les déclarations d’IVA mensuelles et annuelles..Il convient donc qu’il soit renseigné en amont, pour pouvoir récupérer cette information.

Ceci se retrouve donc à 2 niveaux :
  • Dans ACE Finance ; le guide de TVA est saisi sur chaque mouvement HT ; cette information sera alors positionnée dans un champ spécifique du guide de TVA (de type 2), dénommé « Article Fiscal », que l’on peut renseigner par la fonction P_1ENV / Guide. (fonctionnalité créée en version 4.0.0 )

  • Dans ACE Commerce ; le guide de TVA est déduit du code TVA en utilisant les « aiguilleurs » comptables Qui et Quoi (cf fonction GPIC ) ; toutefois, il existe un paramètre, baptisé CODFIS , (développé dans une version antérieure à la 3.7.0 ) qui permet de prendre en compte un code fiscal (champ « codfis » de la table EVP ) au niveau d’un poste d’événement, ce code fiscal correspondant à un code guide de TVA du poste, lors de la génération d'écritures nécessitant la justification de l'exonération de TVA par un article fiscal.

    Pour une facilité de saisie, on peut utiliser une zone paramétrée (codzn)de l’en-tête d’événement et proposer sur chaque poste d’événement le code fiscal saisi dans cette zone paramétrée.

Le N1 indiquera alors le numéro de la zone paramétrée utilisée pour cet usage.

Important : ce que l’on appelle code fiscal ci-dessus, c’est en fait le code du guide de TVA exonéré, dont le champ article fiscal est renseigné .

Calcul d’une TVA collectée sur article gratuit

En Italie, il est possible de vendre un ou plusieurs articles, à un prix nul, mais le Fisc va quand même collecter une TVA sur la valeur de ces articles ; le vendeur a dans ce cas 2 possibilités : soit il paye lui même la TVA ; soit il la fait supporter à son client ; donc, tout n’est pas gratuit pour le client !

Dans ACE COMMERCE, la combinaison de deux paramètres : CODFIS et IVAGRA (fonctionnalité développée en version 4.3.0 et patchée en version 4.1.0 et 4.1.1) permet de traiter ces deux cas de figures, à condition que l’on soit dans un mode « Intégré ».

Le paramétrage de cette fonctionnalité étant assez complexe, il conviendra de se référer à la documentation de ces paramètres.

Vérification des coordonnées bancaires ABI-CAB

En France, la référence d’un compte bancaire est structurée de façon particulière (n° de banque, n° d’agence, n° de compte et calcul d’une clé).

En Italie, seuls 2 éléments sont normalisés ; ce sont les codes banques (5 caractères) et les codes guichets (5 caractères) ; cette liste de codes existe dans la société d’installation italienne (et est donc disponible via des .STR), avec les codes à jour en avril 2000 ;

Toutefois, on peut récupérer une liste mise à jour sur le site WEB suivant : “http://www.eniac.it”.

D’autre part, le paramètre P_ADBQ avec A1 =O permet lorsque l’on a saisi le code banque et le code guichet de contrôler l’existence du couple saisi et de récupérer les libellés associés.

Il conviendra également de créer un type de domiciliation italien code « 05 » Italie avec longueur banque 4, longueur guichet 5 et longueur compte 12 (valeur maximale).

Intégration des écritures provisoires

Intégration en masse des ecritures provisoires

L’une des manières de répondre au caractère « transitoire » de certaines informations des mouvements comptables d’une écriture italienne est de saisir cette écriture sur une « couche » provisoire ; la possibilité d’utiliser une couche provisoire est définie au niveau du journal comptable ; pour mémoire, l’« aiguillage » de l’écriture sur une couche provisoire se définit dans un pop-up de P_SAI « Etat de la validation » , accessible dans le tableau de saisie des mouvements, où l’on trouve le champ Provisoire O /N .

Une écriture provisoire peut être annulée physiquement, modifiée ou intégrée sur la couche comptable.

Cette intégration peut s’effectuer pour un ensemble d’écritures(depuis la version 4.1.0) en temps différé (batch) par la fonction P_2PVA, option Ecriture Provisoire ; on accède à un écran, qui permet selon différents critères de sélection de paramétrer ce traitement.

Intégration par interface d’écritures sur une couche provisoire

L’intégrateur comptable d’ACE est un programme, qui permet de prendre des données comptables issues de divers logiciels externes et de les « traduire » pour les rendre acceptable par ACE ; autrement dit , il les met au format ACE ; c’est la fonction P_2ITF.

Pour des écritures comptables, cette intégration ne pouvait jusqu’à présent s’effectuer que sur la couche comptable d’un journal.

Aujourd’hui, depuis la version 4.1.0, on peut intégrer des écritures, directement avec le statut « provisoire ».

Pour cela, il conviendra de renseigner la zone I_ITFACT dans l'enregistrement SOC avec la valeur P . Toutes les écritures de l'interface seront passées sur la couche provisoire du journal. Si le journal n'a pas de couche provisoire, elles seront comptabilisée sur la couche définitive (comptable).

N° identifiant TVA : Contrôle d’unicité, de structure et critère de recherche d’un tiers.

Le numéro d’identification de TVA (Partita IVA) a une structure donnée en Italie ; il est en général unique pour un tiers donné et il sert souvent de critère de recherche d’un tiers donné.

Les contrôles de structure et éventuellement d’unicité sont gérés via le paramètre TVACOM, qui est une évolution depuis le version 4.3.0, du paramètre CTRTVA (créé en version 4.1.2). On se reportera à la documentation de ce paramètre, pour de plus amples informations.

Enfin, le champ TVAINTER qui contient ce numéro d’identification TVA a été ajouté de façon virtuelle dans l’écran de recherche de la saisie comptable ; par la fonction PECR, il peut être dé-virtualisé et rendu visible dans l’optique exprimée ci-dessus.

Gestion du moyen de paiement Ri.Ba. (Ricevuta Bancarie)

Les Ri BA constituent un mode de règlement qui s’apparente pour partie à une gestion de prélèvement client et pour une autre partie à une gestion d’effets.

Un tiers fournit à sa banque une liste de créance –clients, constituée en portefeuille.

Une fois ce portefeuille remis à la banque (ou au pool bancaire), celle-ci pourra procéder à l’encaissement de ces créances . Le RiBa pourra également être le cas échéant endossé ;

le document fourni à la banque doit donc mentionner :
  • Le nom ou la raison sociale du tiers débité ;
  • La domiciliation complète du tiré
  • Le numéro de la facture
  • La date comptable de la facture
  • La date d’échéance de la facture
  • Le montant de la facture

On peut distinguer 2 étapes :

1) la constitution du portefeuille : celle-ci diffère suivant que l’on est en mode intégré ou en mode « autonome ».

· En mode intégré, pour autant que dans la fiche client la modalité « RB » ait été définie et que l’on aie positionné les paramètre de type EFFExx sur gbfav1 , en indiquant les modalités et les natures qui doivent générer des virements sur le portefeuille d’effets, le portefeuille se constituera au fur et à mesure de l’émission des factures.

· En mode autonome, il faudra passer par l’ensemble des étapes (facultatives ou obligatoires)de la constitution des relevés périodiques clients (fonction P_3RVE), après avoir créé le guide de relevé « RBC » (= Ricevute Bancarie Clienti) :

a) Préparation (Obligatoire)

Cette étape va sélectionner les factures pour lesquelles une demande de prélèvement sera transmise à la banque.

Seuls les clients dotés du guide de gestion des relevés « RB » seront sélectionnés (cf. fiche signalétique du client, et utiliser le popup <PF1>+C « Données comptables »).

De plus, seules les factures possédant le mode de règlement « RB » seront sélectionnées.

Fonction : P_3RVE / Préparer RVE / Préparer

Préciser le guide de relevé (« RBC » = Ricevuta Bancarie Clienti), et vérifier la date comptable jusqu'à laquelle seront sélectionnées les factures clients.

NB 1 : la date comptable est affichée automatiquement et dépend d’un calendrier renseigné lors de la création du type de relevé (fonction P_3ENV / Relevés). En Italie, il est prévu d’effectuer ce traitement 2 fois par mois : en milieu et en fin de mois.

NB 2 : ce traitement ne prévoit pas d’état à imprimer.

b) Liste préparatoire (Obligatoire)

Cette liste correspond à la sélection des factures effectuée lors de la phase précédente. L’édition (=lancer le traitement, pas obligatoirement imprimer l’état) de cette liste est obligatoire.

Fonction : P_3RVE / Liste préparatoire

Préciser le guide de relevé.

c) Liste des hors relevés (Facultative)

Il s’agit d’une liste des factures clients qui n’ont pas été sélectionnées lors de la phase de préparation et qui pourraient être, éventuellement ajoutées à la préparation.

Fonction : P_3RVE / Liste hors relevé

Préciser le guide de relevé.

d)Ajustements (Facultative)

Cette option permet, manière interactive, modifier la préparation : ajout ou suppression de factures (donc ajout ou suppression de demande de prélèvement).

Fonction : P_3RVE / Ajuster

Préciser le compte client.Utiliser le popup <PF1>+A : pour ajouter des factures.

Utiliser le popup <PF1>+M : pour enlever des factures.

e) Validation(Obligatoire)

Cette phase permet de valider la sélection de factures clients opérée jusqu’alors.

Fonction P_3RVE / Valider

Préciser le guide de relevé et valider. Noter le N° de lot fourni par le sustème.

f) Edition provisoire (Facultative)

Permet d’éditer un état destiné à la banque.

Fonction : P_3RVE / Relevés / Préparatoire

Préciser le guide de relevé et le numéro de lot.

g) Génération des écritures (Obligatoire)

Cette phase va générer les écritures comptables de type :

Crédit Client à Débit portefeuille d’effets.

Fonction : P_3RVE / Relevés / Ecritures

Préciser le type de relevé, le numéro de lot, la date comptable, la nature de pièce et le libellé des écritures.

NB : bien vérifier si toutes les écritures du lot ont été générées ! ! ! Consulter si nécessaire le compte-rendu du traitement (cf. fiche explicative de la fonction UEDI).

2) La remise des effets en banque : Cette étape ne fait pas partie de la chaîne des relevés clients. Elle est utilisée pour vider le portefeuille d’effets vers le compte banque (compte transitoire). Ce compte transitoire sera soldé et le compte de banque débité à réception de l’extrait de compte bancaire qui montrera les prélèvements effectués et les impayés.

Pour solder le compte portefeuille, utiliser la fonction P_4REM remise des effets en banque :
  • sélectionner tous les effets contrôler le montant total de la sélection
  • compléter par la nature de pièce, la date comptable et le libellé de l’écriture.

Pour saisir les éventuels impayé, utiliser la fonction de saisie de règlements (P_2SAI) et utiliser la nature de pièce prévue à cette effet (IMP).

Editions

Les codes des principales éditions relatives à la TVA sont accessibles via une fonction spécifique, P_1ITA.

Les options appelables sont : Journal (Achat/Vente) et Déclaration IVA.

Ces fonctionnalités ont été développées à partir de la version 4.1.0, et plus spécifiquement pour la version 4.1.1., version actuellement la plus implantée en Italie, via nos partenaires.

On trouvera un exemple de ces éditions dans un « book » spécifique Italie, qui sera réalisé ultérieurement.

Pour mémoire, on peut signaler que même si nous disposons de maquettes standard, spécifiquement réalisés pour l’Italie, elles sont bien souvent personnalisées chez les clients concernés.

Journaux d’achats / Ventes préparatoires à la déclaration de TVA.

Schématiquement,

  • pour le client qui veut établir une déclaration de TVA en Italie, ce dernier doit au préalable avoir enregistré dans sa comptabilité tous les flux relatifs à la TVA collectée (sur les ventes) ou déductible (sur les achats), qui ont impactés ses transactions avec les tiers. Ces deux types de flux s'enregistrent dans des comptes séparés. Il doit donc disposer d’éléments comptables issus soit en amont de la gestion commerciale, soit directement de la comptabilité.

    Pour mémoire, les libellés des différents codes TVA ont été ajoutés dans le bloc d’édition approprié pour permettre l’édition en pied de facture du libellé de chaque code TVA utilisé. (réalisé en version 4.3.0).

  • Ces flux font l'objet de journaux (un pour les achats et un pour les ventes), qui alimentent mensuellement un fichier qui servira à établir une déclaration mensuelle et en cumul, la déclaration annuelle.

Le contenu des ces journaux est le suivant :

a) Détail des écritures : n° d'écriture, date comptable, code comptable (du tiers), nom abrégé (du tiers), libellé d'écriture, sigle tiers, code guide fiscal, taux de TVA, montant HT, montant TVA, total TTC. (En clair, il s'agit de justifier du calcul de la TVA, par écriture/tiers avec une rupture par taux )

b) Récapitulatif par code fiscal (ou guide comptable) et par taux de TVA.

Ces éditions peuvent être soumises à la demande (notion de brouillard) ou de façon définitive pour une période ; on fige alors le contenu de ce qui sera utilisé pour l’aide à la déclaration de TVA.

Il est possible de définir plusieurs journaux d’achats ou de ventes. Par exemple :
  • Un journal pour les factures de ventes,
  • Un journal pour les avoirs de ventes,
  • Un journal pour les factures d’achats,
  • Un journal pour les avoirs d’achats
  • Un journal particuliers pour les achats intra-communautaires.

Le distributeur de protocole doit être le même pour tous les journaux d’achats d’une part, et pour tous les journaux de ventes d’autre part.

Etat préparatoire à la déclaration de tva

Une fois les flux stockés tels que décrit précédemment, un traitement va chercher ces données et constitue un justificatif de la TVA à payer (déclaration) au titre du mois ; il se présente ainsi :

libellé journal , code guide fiscal, cumul HT sur la période par guide & par journal, cumul TVA sur la période par guide et par journal, commentaires. Rupture sur le guide, le journal et le type global de TVA (collectée ou déductible)

Les lignes récapitulatives des journaux se présentent en commençant par les ventes (avec un cumul global pour la TVA collectée) et en finissant par les achats (cumul global TVA déductible)

La différence globale collectée moins déductible donne le montant à payer au titre du mois, qu'il faut déclarer.

NB : il se peut qu'un mois donné, le client déclare plus de TVA déductible que de TVA collectée : l'Etat devrait le rembourser ; mais, au lieu de cela, le solde calculé sera reporté sur la déclaration du mois suivant.

Journal Général

Le journal général présente la liste des écritures, tous journaux confondus, en respectant la séquence :
  • Date comptable,
  • Numéro de protocole
  • Nature d’écriture,

La particularité de cette édition réside dans le fait que chaque ligne éditée porte un numéro chronologique. Autrement dit, toutes les lignes du journal général sont numérotées. Ce numéro d’ordre peut soit démarrer à « 1 » tous les mois, soit poursuivre la numérotation des périodes précédentes dans l’exercice comptable (et non l’année civile).

A chaque fin de page, le journal général présente :
  • Le montant total débiteur des écritures de la page,
  • Le montant total créditeur des écritures de la page,
  • Le montant total débiteur des écritures du journal ,
  • Le montant total créditeur des écritures du journal.

Edition avec reports à nouveau

Dans certains cas, il convient d’éditer une contrepartie des reports à nouveaux d’ouverture (à une date donnée) et de fermeture (en fin d’exercice) dans le journal général.

Ceci peut être effectué à l’aide du paramètre P_JITA. On pourra utilement se reporter à la documentation de ce paramètre.

4)Auto-factures de vente

Dans un contexte de factures fournisseurs intracommunautaire, et bien qu’il s’agisse de factures envoyées hors TVA,

pour des raisons fiscales, un montant de TVA (imposto) doit être calculé à partir du HT (imponibile) et figurer au débit d’un compte de TVA déductible et au crédit d’un compte de TVA collectée. Il convient alors dans un but de déclaration de TVA de générer une auto-facture de vente (fictive), qui sera annulée par une OD.

Une des solutions à ce problème est alors la suivante : il convient de comptabiliser la facture sur un journal particulier des achats intracommunautaires selon le schéma ci-dessous :

Remarque : Ce mode de comptabilisation des factures fournisseurs intra-communautaires est très exactement celui proposé en standard par ACE FINANCE.

et d’utiliser deux maquettes différentes pour éditer un journal d’achat d’une part et un journal de vente d’autre part, tous deux fictifs.

Etat préparatoire à la Déclaration Intrastat

Dans les pays de la CEE, l’harmonisation fiscale et des besoins statistiques font que les entreprises pratiquant des échanges avec les autres pays européens doivent remplir une déclaration dite « Intrastat » (appelée en France déclaration d’échange de biens) ; chaque pays apportant plus ou moins sa « touche personnelle » sur cette déclaration, celle-ci a nécessité quelques adaptations, rassemblées dans des maquettes particulières :

- Pour les cessions :
  • Première maquette : Frontispice (INTRA 1) + état INTRA 1bis
  • Seconde maquette : Frontispice (INTRA 1) + état INTRA 1ter
- Pour les acquisitions :
  • Première maquette : Frontispice (INTRA 2) + état INTRA 2bis
  • Seconde maquette : Frontispice (INTRA 2) + état INTRA 2ter

De plus, nous avons également :
  • ramené le code devise du fournisseur pour convertir le cas échéant le montant de l’opération dans cette devise.
  • ajouté le numéro et la date de l’événement d’origine (ces informations permettront de retrouver la période de la déclaration à laquelle se réfère la ligne corrective – état INTRA TER ).

Pour mémoire, la fonction concernée par cette déclaration est la fonction GTVI.

Les Retenues à la source

En Italie, pour ce qui concerne certaines prestations comme des honoraires, il existe un système de retenue à la source ; en effet, certains fournisseurs peuvent être identifiés comme faisant l’objet de retenues à la source ; les factures qui les concernent sont enregistrées en comptabilité déduction faite d’une retenue fiscale qui se déduit directement du montant TTC Total de la facture.

Exemple :

Remarque : Des schémas comptables paramétrés dans P_2SCH peuvent être étudiés pour ces factures.

Cette retenue devra être payée par nature (CODICE TRIBUTO) avant le 15 du mois suivant le paiement fournisseur .

Ceci a nécessité le développement d’une option spécifique de la fonction P_1ITA , avec la chronologie suivante :
  • Edition d’une liste préparatoire : liste des retenues à la source pour les factures fournisseurs payées avec un récapitulatif des retenues par nature (codice tributo)
  • Ajustement manuel de la liste proposée
  • Validation de la préparation pour éditer une aide à la déclaration mensuelle des R.A.S. , positionner un lettrage sur les mouvements de retenues « payées » et passer une écriture automatique de paiement des R.A.S.
  • Edition des Attestations de R.A.S, à l’usage des autorités d’une part, des fournisseurs d’autre part.

Identification des fournisseurs avec retenue : pour faciliter le suivi des fournisseurs faisant l’objet de « retenues à la source », il peut être intéressant de les particulariser. Pour cela, utiliser :
  • soit la notion de famille de fournisseurs,
  • soit la notion de groupement comptable.

Identification de la nature de retenue (Codice Tributo) :Deux zones statistiques paramétrables peuvent être utilisées sur chaque imputation comptable. L’utilisation de ces zones est paramétrée sur les comptes généraux concernés (Cf. guides stat).Cette possibilité peut être utilisée sur le compte général « 475000 - Retenues à la source » pour gérer les retenues par nature.

Pré-recquis : Le compte de retenue à la source doit être collectif sur la comptabilité tiers fournisseur.

Il est possible que les retenues doivent être déclarées avant que la facture fournisseur ne soit saisie (facture pro format). Dans ce cas, la retenue sera saisie sur une OD avec en contrepartie un compte tampon.

Sur la facture définitive, le compte tampon sera soldé.

Ce compte tampon doit également être collectif pour permettre un chaînage entre l’ OD et la facture et récupérer ainsi la facture d’origine pour les déclarations annuelles.

Lors de la saisie de la facture définitive, il sera donc impératif de chaîner, sur le compte tampon, la facture et l’ OD comptabilisée précédemment. …

Liste préparatoire des retenues à payer

Critères de sélection : Etablissement, Tiers, Collectif (obligatoire, doit correspondre au collectif utilisé pour saisir les retenues à la source), type de journal, nature de journal, journal, date comptable, nature écriture, code statistique1, code statistique2,devise pièce.

A partir de la sélection, seules les retenues non lettrées sont sélectionnées, contrairement aux retenues lettrées totalement ou partiellement.

Les retenues saisies sur facture sont sélectionnées si la facture est partiellement ou totalement réglée.

Les retenues saisies sur OD (pro format) sont sélectionnées si l’échéance est bonne à payer.

Il est possible ainsi par le lettrage sur le collectif retenue à la source ou par la mise du bon à payer sur les échéances, d’ajuster la liste préparatoire.

Edition et Paiement des retenues

Les critères de passation de l’écriture de règlement sont :

Date comptable, Nature utilisateur (doit être rattachée à la nature standard « PAD » ; il est conseillé de créer une nature spécifique utilisée pour le paiement des retenues, pour faciliter la sélection des paiements de retenue lors des éditions annuelles), Libellé ( = libellé du règlement, qui peut être récupéré de la table TP_ENT à partir du code de la nature utilisateur), journal (= à un journal de banque), mode de règlement, échéance, code fiscal (= identifiant fiscal du tiers concerné qui sera stocké sur la référence1 de l’entête d’écriture) code modalités de versement (qui sera stocké sur les réf. 2 & 3 de l’entête d’écriture)

Les critères de sélection sont les mêmes que ceux de l’étape A, à ceci près que :

  • la devise pièce est obligatoire, car elle permet de ne sélectionner que les retenues ayant la même devise que le règlement à générer.

  • L’utilisateur peut saisir sur chaque mouvement de retenue dans la zone statistiques 1 ou 2 un code qui permettra d’éclater l’écriture de règlement.

L’écriture est éclatée par tiers et zone statistique (si renseignée) ;

les retenues payées sont lettrées avec le règlement.

Attestation de Paiement des retenues

Les retenues à la source donnent lieu en fin d’année à édition d’une attestation de certification de déduction d’impôts envoyée à chaque fournisseur concerné.

Cette attestation a la forme d’un courrier et se compose d’un texte légal + d’un récapitulatif par nature des retenues à la source.

Cette édition retrace les retenues fiscales qui ont été versées à la trésorerie sur une période comptable.

Codes éditions :

Pour les autorités : LVERSE : déclaration des retenues à la source.

Pour les fournisseurs : LFOU : attestation du total cumulé des retenues / source

LFOU2 : Détail des retenues / source pour chaque fournisseur

Critères de sélection : Tiers, Collectif (utilisé pour saisir les retenues à la source), journal, Type de journal, nature de journal, date comptable, nature écriture, nature standard, établissement, devise pièce.

Seules les retenues à la source qui ont été versées à la trésorerie sont sélectionnés.

Annexe : liste des maquettes utilisées pour les R.A.S

Option Libellé Lanceur Maquette
Retenue/Liste préparatoire Liste préparatoire des retenues PREPAR p_1itae41
Retenue/Valider Validation des retenues VALIDE p_1itae51
Retenue/ Déclaration 770 Total cumulé des retenues LFOU p_1itae71
Retenue/ Déclaration 770 Détail des retenues par fournisseur LFOU2 p_1itae72
Retenue/ Déclaration 770 Déclaration des retenues LVERSE p_1itae73